28 mars 2007
Le Fruit picking ou le bagne de Cayenne façon moderne...
Loin de moi l’idée de me plaindre tout le temps, mais notre petite bourgade de Gatton vit ses derniers temps un exode rural massif de la part de Backpackers afin de fuir tant qu’il est encore temps cet esclavagisme moderne qu’est la cueillette des tomates cerise. En effet après trois jours de travail intense en plein cagnard sous des températures dignes du désert de Gobie pour un salaire de misère (6 euros le barquette de 30 kilos de tomates cerise), mon dos et ma colonne vertébrale ont eu raison de ma volonté et de mon moral d’acier. Je suis effectivement en passe de rejoindre Rodriguez dans le clan de jeunes vieillards, mon dos me fait souffrir le martyr en permanence… C’est donc d’ici à la fin de la semaine que nous devons prendre la décision avec Manu de suivre ou non le flot de fuyards en direction de Bundaberg : Objectif, la banane ou le citron, sous des latitudes plus hospitalières et en bord de mer au niveau de la grande barrière de corail et de Fraser Island. La suite bientôt sur Fuzzy Ozzie…
26 mars 2007
Petit sunset sur Gatton
Rien de special a raconter ici, on cueuille des tomates cerises, ca fait bien mal au dos... Je ne sais pas pourquoi le fruit picking a une si bonne reputation: C'est supa chiant, fatiguant, et pas trop bien paye mais bon...
Enfin bref, pour compenser, voila une petite photo d'un coucher de soleil assez sympathique sur notre petite bourgade
24 mars 2007
En route pour Gatton !
Après nos déboires à Stanthorpe, on se trace sur Gatton. On a rencontré un mec super sympa qui vit depuis plus d’un an en Australie. Il a tous les bons plans pour bosser dans les poivrons et les tomates cerise… lol, ça vous fait rêver, non ? Enfin bref on est arrivé de nuit à Gatton et franchement c’est cool, ici au moins même si c’est paumé au milieu des champs, ça ressemble à une ville avec des jeunes, de l’animation et des rues dignement bitumées… Je me sens un peu plus à l’aise et dans mon habitat naturel originel.
Virés au bout de deux jours
Après un début très prometteur dans le fruit picking, la triste nouvelle est tombée, nous avons abimés une cagette de pomme : sentence immédiate, renvoyé sans conditions. Pour ceux qui se plaignent de la précarité du travail en France, ne venez jamais en Australie, c’est probablement le pays le plus facile au monde pour trouver du boulot mais la contrepartie de cet avantage c’est le licenciement abusif à gogo. Enfin bref, point de débat politique sur ce blog, ne vous en faites pas on a beau être wanted à Stanthorpe, on ne se démonte pas et on va se lancer dans la tomate à Gratton, ou peut être dans la poivron voir dans la laitue ou le brocoli qui sait ? En tout cas, la suite au prochain épisode…
Girraween National Park
Eh oui, encore un national Park mais cette fois changement de décors. De gros blocs de granits en équilibre précaire et aux formes plus que bizarres. A voir dans l’album photo éponyme.
Les 2 be 3 à la ferme
Le fruit picking continue aves Manu et Marco, les jours défilent et se ressemblent : Des pommes, des pommes, des pommes…Et toujours le même constat, un jeune qui a grandit à la ville dénote à la campagne. Ici c’estun autre monde, un monde d’homme, un monde où les travailleurs ont la peau tannée par le soleil et les mains abimées par le labeur. L’electro et le style n’ont pas leur place dans ce monde de brute où le rendement est le maitre mot pour pouvoir espérer jouir d’un salaire décent : 12 euros la benne de 1500 kilos de pommes. Le rythme est dur à prendre et c’est à la sueur de nos fronts que l’on rempli péniblement 15 bennes par jour (à trois), prochain challenge 18 bennes par jour.
La vie à la campagne : The Simple Life !
Ca y est la vie campagnarde a commencée façon Sheitan… Première journée champêtre, et déjà les emmerdes ont commencé avec un patron à l’ail et de surplus à moitié con et daltonien qui nous a fait chier toute la matinée avec la couleur des pommes à cueillir. Finalité de l’histoire, à peine deux bennes de remplies et moins de 60 dollars en poche (toujours pas encaissés d’ailleurs). Ca nous pète, on se casse (le boss n’avait pas l’air contre de toute façon…). On repart à la recherche d’un taf et au final, c’est panne d’essence, au milieu du trou du cul du monde, entouré par les snakes et les araignées sauteuses, j’me fait piquer par une conne de fourmi, Manu tire la gueule, normal quoi, même Paris Hilton et Nicole Richie s’en sortent mieux que nous. On se démonte pas, on trouve de l’essence et on repart en quête d’un taf, qu’on trouvera une demi heure plus tard. On verra bien demain ce que ça donne…
17 mars 2007
Stanthorpe
Nous voilà maintenant arrivé à Stanthorpe, petite bourgade à la frontière du Queensland et du New South Wales à environ 300 kilomètres dans les terres. Ici c’est l’Australie profonde et tous les clichés qui en découlent : Des ranchs, des champs et des farmers à perte de vue… On va se régaler ! Heureusement l’endroit est très pittoresque, jugez par vous-mêmes les photos (album « Stanthorpe »), hormis les gros pick ups on se croirait revenu un siècle en arrière. Probablement bientôt un autre billet sur la vie campagnarde…
Springbrook Natural Park
Sur la route Manu et moi nous sommes arrêtés dans un petit havre de paix : Le parc naturel de Springbrook. Dans cette rainforest se trouve une arche rocheuse de laquelle s’écoule une cascade, tout ça au milieu d’une jungle luxuriante… Cette grotte est aussi un haut lieu de reproduction pour les lucioles. Pas de photos de ce phénomènes mais tout de même de jolis clichés exotiques de l’endroit dans l’album « Springbrook Natural Park ».
Dernière session à Snapper avant le départ.
Le grand jour est arrivé, je pars avec Manu pour Stanthorpe pour faire du fruit picking, mais avant de prendre la route, on décide quand même de se mettre une dernière session sur la Gold Coast avant ce dur labeur agricole. Au passage un grand merci à Jeff, qui est resté à se mâcher les fesses sur le rocher pour ces quelques photos. La session ne restera pas dans les anales du spot, mais c’est tout de même bien agréable d’avoir quelques photos (Dans l’album « Touf à Snapper ») de soi en souvenir…



































